Salut à vous !

Salut à toi, ami lecteur, qui vient ici soit par hasard soit en toute connaissance de cause...
Je ne te garantis pas le bonheur, mais mon but premier est avant tout de partager mon amour de l'écriture avec les autres en écrivant des histoires.
Si celle-là ne te plaît pas, cela est tout à fait compréhensible !
J'espère en ce cas que tu trouveras ton bonheur ailleurs... ^^
Bonne chance !
Quoi qu'il en soit, pour ceux qui auront le courage de lire cette histoire, je vous souhaite de passer un excellent moment en compagnie de notre chère "Lune rêveuse"...
Ou Princesse, si vous préférez.
Je vais m'arrêter là, parce que je vais vraiment commencer à embêter tout le monde avec mes manières !
Bref.
Bonne lecture !

# Posté le lundi 24 août 2009 05:25

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 11:39

Chapitre 1 : Exposition


"Il était magnifique, mon pays, au temps où le roi Ewald et la reine Elazia régnaient. Mais tout ce que les enfants voient est superbe à leurs yeux; il devait sans doute en être autrement pour les adultes . Je savais qu'ils ne le considéraient que comme une vulgaire terre, instrument de pouvoir pour certains. Evidemment, je ne pouvais affirmer que le monde était beau, car je n'avais encore jamais quitté l'endroit qui nous servait de maison. Mais comme ici tout était splendide, j'étais persuadée que tout l'univers était semblable au mien. Nous possédions huit jardins, tous différents. Il y avait le jardin d'hiver, le jardin du printemps, celui d'été et celui d'automne, (ces quatre-là représentaient les quatre saisons et variaient selon les températures), puis venaient le jardin des plaisirs interdits, une réplique extraordinaire d'un paradis qu'on n'avait jamais vu, le jardin de la vie, qui abritait toutes les espèces existantes, le jardin du bonheur, qui éclatait de couleurs flamboyantes, et qui était toujours inondé de soleil, et enfin, le jardin des pleurs, où la pluie ne cessait de tomber, et où les couleurs des fleurs rendaient l'endroit triste et sans vie. Je passais mes journées à changer de jardin, un peu dans celui-ci, plus longtemps dans celui-là... Il m'arrivait souvent de m'assoupir dans un des jardins, mais jamais dans celui des pleurs, car même si je l'aimais beaucoup, je ne pouvais dormir dans l'eau. Je vivais en symbiose avec la nature, ou plutôt avec ma nature. Mais en ces temps-là, je n'avais que sept ans. Le roi Ewald était monté sur le trône dix ans auparavant, et deux ans plus tard, la paix régnait pour toujours dans notre fabuleux royaume. Du-moins le croyait-on. A présent, je vais vous raconter mon histoire, qui est aussi celle du pays, qui m'a suivie dans ma courte existence. Il m'a comprise, et je l'ai compris. Mais peut-être étais-je l'enfant qui n'aurais pas dû être, car ma seule existence a suffi à plonger le pays dans les ténèbres. A dark flash in my wonderful world..."
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# Posté le lundi 24 août 2009 04:17

Chapitre 2 : Un choix comme un obstacle

"Toutes les petites filles aimeraient êtres princesses, mais pas moi. Mais on ne choisit pas son rang, ni son destin. Si j'avais pu choisir, je crois que j'aurais voulu être fée de la nature ou bien des eaux. J'étais éprise de liberté, malheuresement cela ne devait pas être un critère positif pour "une jeune fille de mon rang".
Le temps passe vite, et j'eus à peine le temps de voir les choses à ma façon, que déjà j'avais seize ans. Je m'accrochais de plus en plus à mes idées de liberté, et reportais tout l'amour que j'aurais dû avoir pour mes parents à la nature. Chaque jour était une nouvelle aventure, une nouvelle découverte, et pourtant un incroyable malheur. J'allais toujours dans les jardins, un peu moins cependant, car mes parents essayaient de me retenir à l'intérieur du château. Ils ne m'avaient rien dit, et pourtant je savais tout. Il était temps pour mon père de remettre son trone entre les mains d'un héritier. Mais bien que cela puisse paraître simple, il y avait un léger problème : Ewald et Elazia n'avaient qu'un seul enfant, qui se trouvait être... une héritière. Mon statut de femme n'était pas un problème : de nombreuses femmes étaient devenus reines, mais les hommes avaient un peu plus de pouvoir qu'elles, et ne les épousaient que pour prendre le trône. Une future reine devait être mariée avant d'obtenir le pouvoir des mains de l'ancien roi. Or, je n'avais aucune envie de monter sur le trône, et encore moins de me marier. Mais leur avouer cela aurait pu blesser mes parents, et bien que leurs idées m'intéressaient pas, je les aimais à ma façon. C'est pourquoi je décidais de disparaître le temps que mes parents réfléchissent. Aujourd'hui, je m'aperçois que si je ne m'étais pas cachée, rien n'aurait été comme il l'est aujourd'hui. Le pays serait en paix, et en souffrirait pas. Oui, sincérement, je regrette mon choix. C'est pourquoi, quand les gens disent que c'était le destin de notre royaume d'être ainsi dévasté et affaibli, j'ai envie de leur répondre : "Non, c'était mon choix ; pas mon destin."
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# Posté le lundi 24 août 2009 04:19

Chapitre 3 : Si loin mais pourtant si proche...

« En réalité, je n'avais pas encore seize ans le jour où je suis partie. Il ne restait plus que trois semaines avant mon anniversaire, mais j'avais fait mon choix. Si vous croyez que je me suis enfuie jusqu'à l'autre bout du royaume, vous pouvez tout de suite ranger vos idées au fond d'un tiroir. Non. Je n'aurais pas été capable d'aller jusque là. Je me suis contentée de venir chercher un abri sûr dans un des jardins. J'en connaissais les moindres recoins, et pouvais à ma guise observer le château. Je savais qu'en me cachant dans le jardin des pleurs, j'évitais de me faire repérer. C'est ainsi que ma nouvelle vie a commencée, et que je suis devenue une fée à ma façon.
Bien que cela paraisse incroyable, et encore plus irréalisable, j'avais réussi à me vêtir d'eau, pour m'assortir au jardin. La rosée m'a servi de tissu, et je ne sais comment expliquer cet étrange phénomène, mais les gouttelettes se sont assemblées pour former un large pan de tissu d'un turquoise sans pareil. Je m'en suis vêtue ; on eût dit qu'elle avait été faite pour moi.
Comme personne désormais ne s'occupait des jardins, je m'occupais des fleurs, en leur apportant l'eau du jardin des pleurs. Cela, je le faisais tout le jour durant. La nuit, je me couchais sous la cascade, ou plus exactement dans la cavité qu'elle masquait. J'avais dénoués mes cheveux, qui ruisselaient sur mes épaules et dans mon dos, me faisant ressembler à une fille sauvage. Nul ne pouvait me reconnaître, et j'avais enfin la vie dont je rêvais : la liberté, et la nature. Un soir, je décidais d'observer le château afin de voir ce qu'il s'était passé durant mon absence. J'aurais seize ans demain, ce qui relevait d'une importance capitale : celui qui aurait dû être mon futur mari arriverait demain, en compagnie d'autres prétendants. Cela promettait d'être intéressant... »
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# Posté le lundi 24 août 2009 04:20

Chapitre 4 : Tous identiques... Sauf un.

« J'avais parfaitement conscience que ma fuite avait profondément marqué mes parents. Pourtant, la tristesse que je leur causais ne les empêcha pas de rendre au château sa magnificence originelle, qu'il avait acquis deux siècles auparavant, et perdu lors de la dernière guerre qui avait opposé le royaume de l'Endorada aux forces extérieures du Rumwald. Le palais rayonnait de lumière dans la nuit, et exhibait fièrement ses tours de marbre poli, qui brillaient comme au premier jour. Des guirlandes étaient suspendues de part et d'autre de chaque porte, et le verre de chaque fenêtre ressemblait à un cours d'eau limpide miniature, dans lequel on peut voir son reflet sans remous. Quelques flammes dansaient en l'air, et tournaient autour du château, afin d'éclairer les chemins alentours. Ainsi, mes parents avaient invité des magiciens aux festivités ! A ce moment-là, je me rendis compte que j'étais déçue de n'avoir pas pu assister moi aussi à la fête. Je n'avais jamais vu un magicien de ma vie, et voilà qu'enfin, il s'en présentait un ! Mais si je voulais préserver ma liberté, il me fallait rester cacher, et dissimulée aux yeux de tous.
Je me suis donc installée en bordure du jardin des pleurs, en limite du jardin principal, qui jouxtait au château. Je m'assis sur la plus haute branche d'un saule pleureur, et écartait un peu le feuillage afin d'avoir une vue d'ensemble du domaine. La vue était splendide, et j'apercevais même de minuscules silhouettes qui se déplaçaient sur le chemin de gravier menant à l'entrée de la propriété. “ Sans doute Ewald et Elazia, songeais-je ; ils doivent aller accueillir les « invités » ” , pensais-je avec un soupçon d'ironie. Un léger sourire se forma sur mes lèvres, et je me surpris moi-même de vouloir, sur un certain point, le malheur de mes parents, lorsque tous ces « messieurs » s'apercevraient de mon absence.
Mes parents se placèrent de part et d'autre du grand porche qui marquait le passage des terres dîtes « Haźarhàn » (terres du peuple) au domaine souverain, le Solyllos Kàl. Déjà, j'apercevais au loin les flambeaux d'une diligence, lancée au galop à pleine vitesse, et qui n'allait tarder à s'arrêter devant le portail. Environ dix minutes plus tard, les chevaux s'arrêtèrent, et la porte s'ouvrit. Un homme en descendit, une valise à chaque main. Il portait une grande cape noire, et un chapeau ; je ne pouvais voir son visage, assombrit par la nuit. Il fut chaudement accueilli par mes parents, et Elazia l'accompagna à l'intérieur, afin de lui montrer sa chambre, d'après moi. Ewald resta à côté du porche, et ma mère revînt un peu plus tard. La scène se répéta pour chaque nouvel arrivant, dont la différence avec les autres ne résidait que dans le nombre de ses bagages. Enfin, après une soixantaine de voitures, et près de six heures d'attente, le dernier véhicule arriva, et s'arrêta en douceur devant le grand porche. Chose stupéfiante, cette diligence n'était mue par aucun cheval, et elle roulait simplement sur ses quatre roues. Cela ne l'empêchait pas d'aller vite, mais il s'agissait quand même d'un fait particulier. Pas de cocher, pas de chevaux ; je me demandais même s'il y avait un passager à l'intérieur de la voiture, lorsque la porte s'ouvrit. Un homme descendit avec précaution, sans aucun bagage, et se tourna vers la diligence. Il parla un peu, et la voiture repartit toute seule, vide. L'individu se tourna vers mes parents, et discuta quelque peu avec eux, et rentra à l'intérieur à leur suite. J'entendis à grand peine une bribe de leur conversation ; l'inconnu leur demandait : “Avez-vous reçu ce que je vous ait envoyé ? Je leur ai demandé de prendre un peu d'avance, mais avec eux, on ne sait jamais...”, ajouta-t-il avec un petit rire. “Oui, merci de tout coeur, répondit ma mère, ils courent autour du château, je crois qu'ils s'amusent beaucoup ! ”. Décidément, j'avais beaucoup de choses à observer, et surtout, à découvrir... »
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# Posté le lundi 24 août 2009 04:24